Posons les choses clairement. Pendant l’intervention, la PKR n’est généralement pas douloureuse : l’œil est anesthésié par des collyres, et l’on ressent surtout des sensations de contact, de froid ou de pression, ainsi qu’une lumière intense. Après l’intervention, en revanche, des douleurs sont fréquentes lorsque l’anesthésie se dissipe, surtout pendant les deux à trois premiers jours, le temps que la surface de la cornée cicatrise.
C’est la principale différence de vécu entre la PKR et le LASIK ou le SMILE. Il serait malhonnête de la minimiser. Cette douleur varie beaucoup d’une personne à l’autre, elle est temporaire, et elle se gère avec un traitement adapté. Comprendre d’où elle vient, à quoi elle ressemble et combien de temps elle dure permet de l’aborder avec beaucoup plus de sérénité.
Pourquoi la PKR fait-elle plus mal que le LASIK après l’opération ?
La cornée est l’un des tissus les plus richement innervés du corps. Ses terminaisons nerveuses sont particulièrement nombreuses dans l’épithélium, la fine couche de cellules qui recouvre sa surface.
En PKR, l’épithélium est retiré sur la zone traitée afin que le laser puisse agir directement sur le stroma, la partie structurelle de la cornée. Pendant quelques jours, les terminaisons nerveuses se retrouvent donc exposées, un peu comme la peau après une écorchure. Tant que l’épithélium n’a pas recouvert la zone, la cornée est sensible.
En LASIK et en SMILE, la surface reste presque entièrement recouverte d’épithélium. C’est ce qui explique leur confort postopératoire généralement meilleur. La synthèse Cochrane comparant LASIK et PKR confirme que le LASIK est une technique moins douloureuse, avec une récupération visuelle plus rapide (Shortt, 2013). Les raisons pour lesquelles une PKR peut malgré tout être préférable sont détaillées dans notre article sur les indications de la PKR.
Avant l’intervention : se préparer
Le jour de l’opération, il est généralement demandé de venir sans maquillage des yeux, sans crème autour des paupières et sans parfum, et d’être accompagné : vous ne pourrez pas conduire pour rentrer chez vous (AAO, 2026). Les lentilles de contact doivent souvent être retirées plusieurs jours avant le bilan et avant l’intervention, car elles modifient temporairement la forme de la cornée , le délai exact vous est précisé par votre chirurgien.
Il est normal d’être anxieux. Dites-le à l’équipe. Selon les habitudes du centre, un léger traitement relaxant peut parfois être proposé avant l’intervention. Il ne s’agit pas d’une anesthésie générale : vous restez éveillé et capable de suivre les consignes.
Pendant l’intervention : ce que vous ressentez, étape par étape
La procédure complète dure le plus souvent une quinzaine de minutes pour l’installation et le geste (AAO, 2026). Le temps de tir du laser lui-même est bien plus court : il se compte généralement en secondes ou en dizaines de secondes par œil, selon la correction et la plateforme utilisée.
1. L’anesthésie par collyres
Plusieurs gouttes d’anesthésique local sont instillées dans l’œil. Elles piquent parfois légèrement pendant quelques secondes, puis la surface de l’œil devient insensible. Vous n’êtes pas endormi. Il n’y a ni piqûre autour de l’œil ni perfusion dans la grande majorité des cas.
Cette anesthésie supprime la douleur, mais pas toutes les sensations. Vous pouvez encore percevoir un contact, une pression, une sensation de froid ou d’eau qui coule.
2. L’installation et le maintien des paupières
Vous êtes allongé sous le laser. La peau autour de l’œil est désinfectée et un champ stérile est posé. Un petit écarteur maintient les paupières ouvertes. Il est rarement douloureux, mais il est souvent perçu comme inconfortable ou étrange. L’autre œil est généralement couvert.
3. Le retrait de l’épithélium
Selon la technique, l’épithélium est retiré de trois façons (Serfözö, 2025) :
- avec une solution d’alcool dilué appliquée quelques secondes, puis une spatule ou une éponge : on peut sentir une fraîcheur, un léger contact ,
- mécaniquement, avec un instrument ou une brosse : sensation de frottement, sans douleur ,
- directement par le laser, en PKR transépithéliale : aucun contact instrumental à cette étape.
À ce moment, la vision de l’œil opéré devient floue et laiteuse. C’est attendu : la surface optique a été modifiée.
4. Le traitement au laser excimer
Le chirurgien vous demande de fixer une petite lumière, souvent clignotante ou colorée. Le laser émet une série d’impulsions. Vous pouvez entendre un bruit de claquement régulier et percevoir une odeur particulière, souvent comparée à celle de cheveux brûlés. Elle provient de la vaporisation de quelques microns de tissu : elle impressionne, mais elle est normale et n’indique aucune brûlure de l’œil.
La lumière de fixation peut devenir moins nette ou sembler « s’éloigner » pendant le traitement. C’est normal. Continuez simplement à regarder dans sa direction du mieux possible.
5. Le refroidissement et la mitomycine, si besoin
Selon l’équipe, la surface de la cornée peut être rincée avec une solution froide. Pour certaines corrections, notamment les plus élevées, une éponge imbibée de mitomycine C, un médicament qui limite la cicatrisation excessive, est appliquée brièvement sur la cornée afin de réduire le risque de haze (Majmudar, 2015). Vous ne ressentez généralement rien de particulier à cette étape.
6. La pose de la lentille pansement
Une lentille de contact souple, sans correction, est posée sur l’œil. Elle ne sert pas à voir, mais à protéger la surface pendant que l’épithélium repousse, et à limiter les frottements des paupières sur les terminaisons nerveuses exposées (AAO, 2026). L’écarteur est retiré. Le second œil est ensuite opéré de la même manière, lorsque les deux yeux sont traités lors de la même séance.
Les questions que tout le monde se pose pendant le geste
Et si je cligne des yeux ?
Vous ne pouvez pas vraiment cligner : l’écarteur maintient les paupières ouvertes, et l’œil est régulièrement humidifié si nécessaire. Vous pouvez en revanche ressentir le réflexe de cligner. C’est fréquent et sans conséquence.
Et si mon œil bouge ?
De petits mouvements involontaires sont normaux. Les lasers excimer modernes sont équipés de systèmes de suivi des mouvements de l’œil (eye-trackers) qui ajustent la position du faisceau en temps réel, et beaucoup de plateformes interrompent automatiquement le tir si l’œil s’écarte au-delà d’une certaine limite (Gurnani, StatPearls 2025). Le chirurgien surveille lui-même le centrage en continu et peut suspendre le traitement à tout moment.
Ce qui compte, c’est de faire de votre mieux pour fixer la lumière, sans vous crisper. Vous n’avez pas à maintenir une immobilité parfaite : ce n’est pas humainement possible, et ce n’est pas ce que l’on vous demande.
Puis-je regarder ailleurs ?
Il faut éviter de regarder volontairement ailleurs, car la fixation contribue au bon centrage. Si vous perdez la lumière de vue, dites-le simplement : le chirurgien vous guidera, et le traitement peut être interrompu puis repris.
Puis-je parler ou demander une pause ?
Oui. Vous pouvez parler, signaler une gêne ou demander une pause. Il vaut mieux prévenir que bouger brusquement. L’équipe vous expliquera avant l’intervention comment communiquer pendant le geste.
Que se passe-t-il si j’ai une crise d’angoisse ?
Cela arrive, et les équipes y sont habituées. Le chirurgien peut suspendre le traitement, vous laisser le temps de vous calmer, puis reprendre. Il est très utile d’exprimer votre anxiété dès la consultation, pour qu’elle soit anticipée.
Après l’intervention : comment la douleur évolue-t-elle ?
Les premières heures : la fin de l’anesthésie
Juste après l’intervention, l’œil est encore anesthésié et vous ressentez surtout un voile, un éblouissement et un larmoiement. Lorsque l’effet des collyres se dissipe, généralement dans l’heure ou les heures qui suivent, les sensations peuvent devenir franchement désagréables : brûlure, picotements intenses, impression d’avoir du sable ou un cil coincé sous la paupière, larmes abondantes, difficulté à garder les yeux ouverts.
Il est recommandé de rentrer chez soi et de se reposer, voire de dormir (AAO, 2026). Beaucoup de patients trouvent que la pénombre et le repos, yeux fermés, sont ce qui soulage le plus.
Les jours 1 à 3 : la phase la plus inconfortable
Selon l’AAO, une douleur oculaire peut être présente pendant 2 à 3 jours après une PKR (AAO, 2026). Elle est souvent maximale le premier jour ou la première nuit. Pour en donner une idée, dans un essai randomisé, les patients ayant reçu une lentille pansement standard évaluaient en moyenne leur douleur à 7,4 sur 10 le lendemain de l’intervention (Ucar, 2023). D’autres études rapportent des scores plus faibles : l’intensité dépend beaucoup des protocoles antidouleur, des techniques et de la sensibilité de chacun.
Durant cette phase, on observe fréquemment :
- une photophobie, c’est-à-dire une gêne à la lumière, parfois importante ,
- un larmoiement abondant ,
- une sensation de corps étranger ou de grain de sable ,
- des paupières gonflées et un œil rouge ,
- une vision floue, qui peut fluctuer d’une heure à l’autre.
Du 3e au 5e jour : la cicatrisation épithéliale
L’épithélium recouvre le plus souvent la zone traitée en trois à cinq jours (Gurnani, StatPearls 2025). Dans un essai randomisé, environ 70 % des yeux avaient totalement cicatrisé au troisième jour (AlDahash, 2021). À mesure que l’épithélium se referme, la douleur diminue nettement, et la vision commence à s’éclaircir progressivement (AAO, 2026).
La lentille pansement est retirée par le chirurgien lors d’un contrôle, une fois l’épithélium refermé. Ce retrait prend quelques secondes et n’est habituellement pas douloureux.
Après la première semaine
La douleur a en général disparu. Une sensation de sécheresse, d’yeux « qui tirent » ou de gêne en fin de journée peut persister quelque temps. La vision continue de s’améliorer et de se stabiliser pendant plusieurs semaines. Cette phase est détaillée dans notre article sur la récupération après une PKR.
Comment la douleur est-elle prise en charge ?
La prise en charge repose sur l’association de plusieurs moyens, adaptés par chaque chirurgien. Une revue de 23 essais randomisés a évalué les traitements utilisés après PKR : anti-inflammatoires non stéroïdiens en collyre, antalgiques par voie orale, paracétamol, opioïdes et certains traitements des douleurs d’origine nerveuse (Faktorovich, 2014). Leur efficacité est globalement comparable, avec des différences selon les molécules.
En pratique, le traitement associe souvent :
- la lentille pansement, qui protège la surface ,
- des antalgiques par voie orale, à prendre de façon régulière les premiers jours plutôt qu’en attendant que la douleur devienne forte ,
- parfois un collyre anti-inflammatoire pendant une courte durée ,
- des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires prescrits pour la cicatrisation et la prévention de l’infection ,
- des larmes artificielles sans conservateur ,
- des compresses froides posées sur les paupières fermées, si le chirurgien les autorise, et des lunettes de soleil.
Si la douleur n’est pas soulagée par le traitement prescrit, il ne faut pas « serrer les dents » : l’AAO recommande de contacter son ophtalmologiste lorsque la douleur n’est pas contrôlée par les antalgiques habituels (AAO, 2026).
Ce qui est attendu et ce qui doit alerter
La frontière entre un inconfort normal et un signe d’alerte n’est pas toujours évidente pour un patient. Le tableau ci-dessous aide à s’y repérer, mais il ne remplace pas les consignes remises par votre chirurgien.
Symptômes attendus ou signes d’alerte
| Symptômes généralement attendus les premiers jours | Signes qui justifient de contacter rapidement le chirurgien |
|---|---|
| Douleur ou brûlure qui diminue progressivement après 48 à 72 heures | Douleur qui augmente au lieu de diminuer, ou qui devient intense après une amélioration |
| Larmoiement clair | Sécrétions jaunâtres ou verdâtres, paupières collées par du pus |
| Sensibilité à la lumière | Photophobie qui s’aggrave nettement |
| Vision floue et fluctuante | Baisse brutale de la vision, ou vision nettement moins bonne que la veille |
| Œil rouge modérément | Rougeur qui s’intensifie, surtout associée à la douleur |
| Sensation de corps étranger | Tache blanche visible sur la cornée |
| - | Perte ou déplacement de la lentille pansement : ne la remettez pas vous-même |
| - | Choc direct sur l’œil |
Ces signes d’alerte comptent d’autant plus que l’infection, bien que rare, survient le plus souvent tôt : dans une série espagnole de plus de 18 000 yeux traités par chirurgie de surface, l’incidence de l’infection était de 0,20 %, et 72 % des cas débutaient dans les 7 premiers jours (de Rojas, 2011). Une prise en charge rapide permet de préserver une vision utile dans la majorité des cas. Les risques sont détaillés dans notre article sur les risques de la PKR.
Quelques conseils pratiques pour traverser les premiers jours
- Organisez-vous à l’avance : prévoyez d’être accompagné, faites vos courses, préparez les collyres et les antalgiques à portée de main.
- Prenez les antalgiques selon l’ordonnance, à heures régulières les premiers jours.
- Restez dans la pénombre si la lumière vous gêne. Les écrans ne sont pas dangereux, mais ils fatiguent et accentuent souvent l’inconfort au début.
- Ne vous frottez pas les yeux, même s’ils piquent. Le frottement peut déloger la lentille pansement et gêner la cicatrisation.
- Respectez l’hygiène : mains lavées avant chaque collyre, pas de contact de l’embout avec l’œil.
- Protégez vos yeux la nuit si une coque vous a été remise.
- Appelez si un symptôme vous inquiète. Il vaut mieux une question de trop qu’un retard de prise en charge.
Questions fréquentes
Est-on endormi pendant une PKR ?
Non. L’anesthésie est locale, par collyres. Vous restez éveillé pour pouvoir fixer la lumière et suivre les consignes du chirurgien. Un traitement relaxant léger peut parfois être proposé avant l’intervention selon les habitudes du centre.
La lumière du laser peut-elle abîmer la rétine ?
Le laser excimer utilise une lumière ultraviolette qui est absorbée par les couches superficielles de la cornée et ne pénètre pas jusqu’à la rétine. La lumière intense que vous voyez correspond surtout à l’éclairage du microscope et à la lumière de fixation.
Combien de temps dure la douleur après une PKR ?
Le plus souvent 2 à 3 jours (AAO, 2026), avec une nette amélioration à mesure que l’épithélium cicatrise, habituellement entre le 3e et le 5e jour. Une gêne légère, une sécheresse ou une sensibilité à la lumière peuvent persister un peu plus longtemps.
La PKR transépithéliale est-elle moins douloureuse ?
Elle évite tout contact instrumental pour retirer l’épithélium, ce qui est confortable pendant le geste. Après l’intervention, les résultats des études sont partagés : un essai randomisé a même retrouvé des scores de douleur précoce plus élevés après PKR transépithéliale qu’après PKR avec alcool (AlDahash, 2021). La douleur dépend surtout de la cicatrisation et de la prise en charge.
Peut-on opérer les deux yeux le même jour malgré la douleur ?
C’est souvent le cas, mais cela signifie que les deux yeux seront inconfortables et flous en même temps pendant quelques jours. Certains patients préfèrent un intervalle entre les deux yeux. Cette décision se prend avec le chirurgien, selon votre situation personnelle et professionnelle.
Que faire si la lentille pansement tombe ?
Ne la remettez pas vous-même et ne la rincez pas. Contactez votre chirurgien ou le centre : il vous dira s’il faut en reposer une et dans quel délai vous devez être vu.
Faut-il porter des lunettes de soleil après une PKR ?
Oui, en extérieur, pendant la durée indiquée par votre chirurgien. Elles réduisent la gêne liée à la lumière et limitent l’exposition aux ultraviolets, qui peut favoriser la formation de cicatrices cornéennes après l’intervention (AAO, 2026).
La douleur est-elle un signe que l’opération s’est mal passée ?
Non. Une douleur qui diminue progressivement pendant les premiers jours fait partie de la cicatrisation normale après une PKR. C’est l’évolution qui compte : une douleur qui s’aggrave, surtout si elle s’accompagne d’une baisse de vision ou de sécrétions, doit faire consulter rapidement.
Sources et références médicales
- American Academy of Ophthalmology (EyeSmart). What Is Photorefractive Keratectomy (PRK)? Page publiée le 14 janvier 2026. https://www.aao.org/eye-health/treatments/photorefractive-keratectomy-prk
- Shortt AJ, Allan BD, Evans JR. Laser-assisted in-situ keratomileusis (LASIK) versus photorefractive keratectomy (PRK) for myopia. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2013,(1):CD005135. DOI : 10.1002/14651858.CD005135.pub3
- Faktorovich EG, Melwani K. Efficacy and safety of pain relief medications after photorefractive keratectomy: review of prospective randomized trials. Journal of Cataract and Refractive Surgery. 2014,40(10):1716-1730. DOI : 10.1016/j.jcrs.2014.08.001
- Lee JK, Stark WJ. Anesthetic keratopathy after photorefractive keratectomy. Journal of Cataract and Refractive Surgery. 2008,34(10):1803-1805. DOI : 10.1016/j.jcrs.2008.04.051
- Ucar F, Kadioglu E. Effectiveness of ketorolac-soaked bandage contact lens for pain management after photorefractive keratectomy. Cutaneous and Ocular Toxicology. 2023,42(2):55-60. DOI : 10.1080/15569527.2023.2201832
- AlDahash F, AlAmeer A, Hussain OB, et al. Effect of Bandage Contact Lens Exchange on Pain and Healing After Photorefractive Keratectomy - A Randomized Control Trial. Eye & Contact Lens. 2021,47(2):113-117. DOI : 10.1097/ICL.0000000000000730
- Serfözö A, Martin C, Munteanu C, et al. Efficacy, safety, and predictability of transepithelial vs mechanical or alcohol-assisted photorefractive keratectomy: meta-analysis. Journal of Cataract and Refractive Surgery. 2025,51(12):1131-1138. DOI : 10.1097/j.jcrs.0000000000001749
- Majmudar PA, Schallhorn SC, Cason JB, et al. Mitomycin-C in corneal surface excimer laser ablation techniques: a report by the American Academy of Ophthalmology. Ophthalmology. 2015,122(6):1085-1095. DOI : 10.1016/j.ophtha.2015.01.019
- de Rojas V, Llovet F, Martínez M, et al. Infectious keratitis in 18,651 laser surface ablation procedures. Journal of Cataract and Refractive Surgery. 2011,37(10):1822-1831. DOI : 10.1016/j.jcrs.2011.04.037
- Gurnani B, Patel BC. Photorefractive Keratectomy. StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL) : StatPearls Publishing , mise à jour 2025. PMID : 31751077
