La PKR est l’une des techniques de chirurgie réfractive les plus anciennes et les mieux étudiées. Ses résultats sont bons chez la grande majorité des patients bien sélectionnés, mais comme toute chirurgie, elle comporte des risques. Certains sont fréquents mais généralement transitoires, comme la sécheresse, les halos ou les fluctuations visuelles des premières semaines. D’autres sont plus rares mais médicalement importants, comme l’infection, le haze marqué ou, exceptionnellement, une fragilisation de la cornée.
L’objectif de cet article n’est ni de rassurer à tout prix, ni d’inquiéter. Il s’agit de vous donner une vision claire de ce qui peut arriver, de la fréquence approximative lorsque des données fiables existent, et de ce qui permet de réduire ces risques, sans jamais les faire disparaître complètement.
Vue d’ensemble : quatre catégories de risques
Classement des effets secondaires et complications de la PKR
| Catégorie | Exemples | Évolution habituelle |
|---|---|---|
| Effets attendus des premiers jours | Douleur, larmoiement, photophobie, vision floue | Régressent avec la cicatrisation, en quelques jours |
| Effets fréquents et généralement transitoires | Sécheresse oculaire, fluctuations visuelles, halos et éblouissements, haze léger | S’atténuent en quelques semaines à quelques mois dans la majorité des cas |
| Complications peu fréquentes | Haze significatif, sous-correction ou sur-correction nécessitant une correction, cicatrisation épithéliale retardée, hypertension oculaire liée aux collyres | Le plus souvent traitables |
| Complications rares mais potentiellement sévères | Infection de la cornée, ectasie cornéenne, perte de meilleure acuité visuelle | Nécessitent un diagnostic et un traitement rapides , séquelles possibles |
L’American Academy of Ophthalmology résume ainsi la situation : la plupart des complications peuvent être traitées sans perte de vision, mais de très rares problèmes peuvent aboutir à une vision moins bonne qu’avant l’intervention, même avec des lunettes, voire, exceptionnellement, à une cécité (AAO, 2026). Ces situations sont exceptionnelles, mais il serait inexact de les passer sous silence.
Les effets secondaires fréquents et généralement transitoires
La sécheresse oculaire
Après toute chirurgie réfractive cornéenne, les nerfs de la cornée sont partiellement sectionnés ou perturbés. Or ils participent à la régulation des larmes et du clignement. Une sécheresse oculaire est donc fréquente les premières semaines, avec des sensations de sable, de brûlure, d’yeux fatigués ou de vision qui varie au fil de la journée.
Dans la majorité des cas, elle s’améliore avec le temps. Une étude prospective menée chez 143 militaires américains a évalué la sécheresse chronique, c’est-à-dire persistant à 12 mois. Elle concernait 5,0 % des patients opérés par PKR et 0,8 % des patients opérés par LASIK. Les auteurs concluent que la sécheresse chronique est peu fréquente après ces deux techniques, et qu’un test de Schirmer bas avant l’intervention (qui mesure la production de larmes) aide à prédire ce risque (Bower, 2015).
Ce résultat nuance une idée répandue selon laquelle la PKR provoquerait toujours moins de sécheresse que le LASIK. Les études ne concordent pas toutes sur ce point, et la définition de la sécheresse diffère d’une étude à l’autre. Ce qui est constant, en revanche, c’est l’importance d’évaluer et de traiter une sécheresse préexistante avant l’intervention.
Prise en charge : larmes artificielles sans conservateur, hygiène des paupières, traitement d’une éventuelle inflammation des glandes des paupières, et, en cas de sécheresse persistante, traitements plus spécifiques.
Les halos, éblouissements et difficultés de vision nocturne
Les halos (cercles lumineux autour des sources de lumière) et l’éblouissement sont fréquents les premières semaines, notamment la nuit, lorsque la pupille se dilate. Ils s’atténuent généralement à mesure que l’épithélium se régularise et que le cerveau s’adapte.
Ils peuvent toutefois persister chez certains patients. Leur fréquence dépend beaucoup de la taille de la zone traitée par rapport à la pupille. Dans une étude britannique avec 12 ans de recul, 12 % des patients rapportaient des halos nocturnes persistants , les auteurs l’attribuaient à une zone de traitement de seulement 4 mm, beaucoup plus petite que celles utilisées aujourd’hui (Rajan, 2004). Les lasers actuels traitent des zones plus larges, avec des profils plus adaptés à la forme de la cornée, ce qui limite ces phénomènes sans les supprimer entièrement.
Une grande pupille en faible luminosité, une correction élevée ou un décentrement du traitement peuvent favoriser ces symptômes. C’est pourquoi le diamètre pupillaire et la qualité optique de l’œil sont pris en compte lors du bilan.
Les fluctuations visuelles
Pendant les premières semaines, la vision peut varier d’un moment à l’autre de la journée. Ces fluctuations sont liées au remodelage de l’épithélium, à la sécheresse et à la cicatrisation. Elles font partie de la récupération normale et sont décrites dans notre article sur la récupération après une PKR.
Le haze cornéen : de quoi s’agit-il exactement ?
Définition
Le haze (mot anglais signifiant « brume ») est un voile cicatriciel qui peut se former sous l’épithélium, dans la partie superficielle du stroma. Il correspond à une fibrose, c’est-à-dire à une cicatrisation excessive : certaines cellules de la cornée, les kératocytes, se transforment en cellules cicatricielles (myofibroblastes) qui produisent un tissu moins transparent (Charpentier, 2021).
Pourquoi apparaît-il ?
Le haze est lié à la façon dont la cornée cicatrise après le retrait de l’épithélium et l’action du laser en surface. Sa fréquence et son intensité augmentent avec la profondeur de l’ablation, et donc avec l’importance de la correction (Charpentier, 2021). D’autres facteurs sont décrits : exposition aux ultraviolets, cicatrisation épithéliale retardée, irrégularités de surface, et certains terrains, comme l’atopie (Moshirfar, 2023 , Moraes, 2019).
Quelles conséquences ?
Un haze léger est souvent sans conséquence perceptible. Un haze plus marqué peut entraîner :
- une baisse de la qualité de vision, du contraste et de la netteté ,
- des halos ou un éblouissement ,
- une régression, c’est-à-dire un retour partiel de la myopie ,
- plus rarement, une baisse de l’acuité visuelle même avec des lunettes.
Les données à long terme sont plutôt rassurantes sur son évolution : dans le suivi à 12 ans de Rajan, le haze diminuait avec le temps et la meilleure acuité corrigée était entièrement récupérée (Rajan, 2004). Dans le suivi à 20 ans d’O’Brart, 93 % des cornées étaient claires, et les scores de haze s’amélioraient entre 1 et 20 ans (O’Brart, 2014). Dans une série danoise avec 13 à 19 ans de recul, 14 % des yeux présentaient un haze de faible à moyenne intensité, plus fréquent chez les forts myopes (Vestergaard, 2013). Toutes ces études ont été réalisées avec des lasers d’ancienne génération.
Comment le prévient-on ?
Plusieurs mesures sont associées, selon les protocoles de chaque équipe :
- la sélection des patients : éviter la PKR pour des corrections trop élevées, lorsque d’autres options sont plus adaptées ,
- la mitomycine C : appliquée brièvement sur la cornée pendant l’intervention, elle freine la cicatrisation excessive. Un rapport de l’AAO, fondé sur 26 études, conclut qu’appliquée à la bonne concentration et limitée à la cornée centrale, elle réduit la fréquence du haze, sans effet indésirable clinique rapporté dans ces études, même si certaines retrouvent une baisse de la densité des cellules de l’endothélium, la couche interne de la cornée (Majmudar, 2015) ,
- les collyres corticoïdes en décroissance progressive pendant plusieurs semaines (Charpentier, 2021) ,
- la protection contre les UV, recommandée par l’AAO (AAO, 2026) et associée à de meilleurs résultats dans des populations à risque (Alfawaz, 2021).
Comment le traite-t-on ?
Le traitement dépend du moment d’apparition et de la profondeur du haze. Il peut reposer sur une adaptation des corticoïdes en collyre, puis, en cas de haze persistant et gênant, sur un traitement chirurgical : grattage superficiel ou traitement au laser de la surface (photokératectomie thérapeutique), souvent associé à la mitomycine C pour limiter la récidive (Moshirfar, 2023). Ces décisions se prennent après une évaluation précise, et souvent après plusieurs mois de surveillance, car un haze peut régresser spontanément.
La correction imparfaite : sous-correction, sur-correction, correction résiduelle
De quoi parle-t-on ?
La cicatrisation varie d’une personne à l’autre, et le laser ne peut pas la prévoir parfaitement. Il est donc possible de garder un léger défaut visuel après l’intervention :
- sous-correction : une partie de la myopie, de l’hypermétropie ou de l’astigmatisme persiste ,
- sur-correction : la correction dépasse la cible, par exemple un myope qui devient légèrement hypermétrope ,
- régression : le résultat initial s’estompe partiellement avec le temps, souvent en lien avec la cicatrisation ou un haze.
Quelle fréquence ?
La fréquence dépend fortement de la correction initiale. Dans la série danoise à long terme, 72 % des yeux faiblement myopes étaient à moins d’une dioptrie de la cible, contre 47 % des yeux fortement myopes (Vestergaard, 2013). Avec des plateformes plus récentes, une étude portant sur 855 yeux traités par PKR ou LASIK retrouvait un taux de retouche de 6,3 %, sans différence entre les deux techniques, mais plus élevé pour les hypermétropes (12,8 %) et en cas d’astigmatisme d’au moins une dioptrie (9,1 %) (Randleman, 2009).
Quelles solutions ?
L’AAO indique que ces situations peuvent souvent être améliorées par des lunettes, des lentilles ou un traitement laser complémentaire (AAO, 2026). La décision n’est jamais automatique : elle suppose d’attendre la stabilisation, puis de vérifier que la cornée le permet. Les conditions d’une retouche sont détaillées dans notre article sur les résultats à long terme de la PKR.
Les complications rares mais importantes
L’infection de la cornée (kératite infectieuse)
C’est la complication la plus redoutée à court terme. Pendant les premiers jours, la surface de la cornée n’est pas encore protégée par l’épithélium, ce qui la rend plus vulnérable aux germes.
Dans une grande série espagnole portant sur 18 651 yeux opérés par chirurgie de surface, l’incidence de l’infection était de 0,20 %, soit environ un œil sur 500. Dans 72 % des cas, l’infection débutait dans les 7 premiers jours. Les germes le plus souvent retrouvés étaient des staphylocoques. Avec un traitement rapide et intensif, 92 % des yeux atteints retrouvaient une acuité visuelle corrigée d’au moins 5/10 (20/40), mais environ 8 % gardaient une vision corrigée inférieure (de Rojas, 2011).
Ces chiffres montrent deux choses : l’infection est rare, et la rapidité de la prise en charge est déterminante. C’est la raison pour laquelle les consignes d’hygiène, le traitement antibiotique et la vigilance face aux signes d’alerte sont si importants les premiers jours.
La réactivation d’un herpès oculaire est une autre forme d’infection possible chez les patients ayant des antécédents d’herpès de la cornée : c’est pourquoi ces antécédents doivent toujours être signalés, et font partie des situations qui peuvent contre-indiquer la PKR (AAO, 2026).
L’inflammation
Une inflammation de la cornée ou de l’œil peut survenir après l’intervention. Elle est en général contrôlée par les collyres anti-inflammatoires. Une réaction inflammatoire inhabituelle doit toujours faire éliminer une infection.
La cicatrisation épithéliale retardée
Chez certains patients, l’épithélium met plus de temps à recouvrir la zone traitée. Une sécheresse importante, certaines maladies générales, certains médicaments ou l’utilisation inappropriée de collyres anesthésiants peuvent y contribuer (Faktorovich, 2014 , Lee, 2008). Ce retard augmente le risque d’infection et de haze. Il justifie un suivi rapproché.
L’hypertension oculaire liée aux corticoïdes
Les collyres corticoïdes, utilisés pendant plusieurs semaines après une PKR, peuvent augmenter la pression à l’intérieur de l’œil chez certaines personnes. Ce risque est surveillé lors des contrôles, et le traitement est adapté si nécessaire. Sans surveillance, une pression élevée prolongée pourrait abîmer le nerf optique : c’est l’une des raisons pour lesquelles les contrôles ne doivent pas être négligés.
L’ectasie cornéenne : le risque biomécanique
L’ectasie est une déformation progressive de la cornée, qui se bombe et s’amincit, un peu comme un kératocône. Elle provoque une baisse de vision et un astigmatisme irrégulier difficiles à corriger par des lunettes.
Elle est beaucoup plus rarement décrite après PKR qu’après LASIK. Dans l’analyse de référence de Randleman, sur 171 cas d’ectasie après chirurgie laser, 164 étaient survenus après un LASIK et 7 après une PKR. Le facteur de risque le plus important était une topographie anormale avant l’intervention, suivie d’une faible épaisseur de tissu restant, d’un âge jeune et d’une cornée fine (Randleman, 2008). D’autres facteurs sont décrits : prédisposition au kératocône, frottements oculaires répétés, grossesse (Giri, 2017).
Dans le suivi à 20 ans d’O’Brart et dans celui à 12 ans de Rajan, aucun cas d’ectasie n’a été observé (O’Brart, 2014 , Rajan, 2004). Rare ne signifie pas impossible : c’est pourquoi le dépistage d’une cornée à risque par la topographie et la tomographie est un temps essentiel du bilan, et pourquoi il est important de ne pas se frotter les yeux.
La perte de meilleure acuité visuelle corrigée
Il s’agit du cas où la vision, même avec des lunettes, est moins bonne après l’intervention qu’avant. C’est l’une des mesures de sécurité des études de chirurgie réfractive. Dans la série danoise de long terme, 2 % des yeux avaient perdu au moins deux lignes d’acuité corrigée, tandis que 8 % en avaient gagné au moins deux (Vestergaard, 2013). Dans le suivi à 20 ans d’O’Brart, l’acuité corrigée s’était améliorée entre 1 et 20 ans (O’Brart, 2014).
Comment réduire les risques, sans jamais les annuler
Ce qui réduit les risques, et pourquoi
| Mesure | Risques ciblés |
|---|---|
| Un bilan préopératoire complet et une sélection rigoureuse | Ectasie, correction imparfaite, haze, sécheresse, halos |
| Le traitement d’une sécheresse ou d’une inflammation des paupières avant l’intervention | Sécheresse, cicatrisation retardée, infection |
| Le choix d’une autre technique ou de l’abstention lorsque le profil est défavorable | Tous |
| La mitomycine C selon l’indication | Haze |
| Les collyres antibiotiques et anti-inflammatoires, bien utilisés | Infection, inflammation, haze |
| La protection solaire | Haze |
| L’absence de frottement et le respect de l’hygiène | Infection, déplacement de la lentille, ectasie à long terme |
| Les contrôles postopératoires | Diagnostic précoce de tous les problèmes, surveillance de la pression oculaire |
Les signes qui doivent faire consulter rapidement
Contactez sans attendre votre chirurgien ou le centre qui vous a opéré, ou à défaut un service d’urgences ophtalmologiques, si vous présentez :
- une douleur qui augmente au lieu de diminuer, ou qui réapparaît après une amélioration ,
- une baisse brutale ou rapidement progressive de la vision ,
- des sécrétions jaunâtres ou verdâtres, des paupières collées ,
- une rougeur qui s’intensifie ,
- une photophobie qui s’aggrave nettement ,
- une tache blanche visible sur la cornée ,
- la perte de la lentille pansement : ne la remettez pas vous-même ,
- un choc direct sur l’œil ,
- à plus long terme, une baisse progressive de la vision ou une déformation des images, même sans douleur.
Questions fréquentes
Peut-on devenir aveugle après une PKR ?
C’est exceptionnel. L’AAO mentionne la cécité parmi les complications très rares de la PKR, à côté de la perte de meilleure acuité visuelle corrigée (AAO, 2026). Les complications graves proviennent surtout d’infections sévères ou tardivement traitées. C’est la raison pour laquelle les consignes et les signes d’alerte doivent être pris au sérieux.
Le haze est-il définitif ?
Le plus souvent, non. Le haze léger régresse fréquemment avec le temps, et les études à long terme montrent une amélioration de la transparence cornéenne au fil des années (Rajan, 2004 , O’Brart, 2014). Un haze marqué et persistant peut nécessiter un traitement, avec de bonnes chances d’amélioration, mais parfois au prix de plusieurs mois de prise en charge.
La mitomycine C est-elle dangereuse ?
C’est un médicament puissant, utilisé en très faible concentration et pendant un temps court. Le rapport de l’AAO ne retrouve pas d’effet indésirable clinique dans les études analysées, tout en notant une baisse de densité des cellules endothéliales dans certaines d’entre elles (Majmudar, 2015). Son utilisation est donc réservée aux situations où elle apporte un bénéfice, notamment les corrections plus élevées.
Les halos disparaissent-ils toujours ?
Ils diminuent dans la majorité des cas au fil des semaines et des mois. Chez une minorité de patients, ils peuvent persister, surtout en vision nocturne. Le risque est discuté lors du bilan en fonction de votre pupille, de votre correction et de vos besoins, par exemple si vous conduisez beaucoup la nuit.
Pourquoi dois-je porter des lunettes de soleil si longtemps ?
Parce que l’exposition aux UV est associée à une cicatrisation anormale de la cornée après une PKR (AAO, 2026). La protection solaire fait partie des mesures classiques de prévention du haze, surtout pendant les premiers mois.
La PKR fragilise-t-elle la cornée ?
Toute chirurgie laser retire du tissu cornéen et modifie légèrement sa résistance. La PKR, qui ne crée pas de volet, préserve davantage la résistance théorique de la cornée que le LASIK pour une même quantité de tissu retiré (Reinstein, 2013). Le risque d’ectasie existe mais reste rare, à condition que la cornée ait été correctement évaluée.
Les complications peuvent-elles survenir des années après ?
Les complications précoces, comme l’infection, surviennent surtout les premiers jours. Le haze apparaît en général dans les semaines ou les mois suivants. L’ectasie, très rare, peut se révéler de façon différée. Enfin, l’œil continue d’évoluer avec l’âge, ce qui n’est pas une complication de la PKR mais peut modifier la vision. C’est l’objet de notre article sur les résultats à long terme.
Les risques sont-ils plus élevés si l’on opère les deux yeux le même jour ?
Opérer les deux yeux le même jour ne modifie pas le risque de chaque œil pris séparément, mais une complication pourrait alors toucher les deux yeux. Cette organisation, fréquente, se discute avec le chirurgien en tenant compte de votre situation.
Sources et références médicales
- American Academy of Ophthalmology (EyeSmart). What Is Photorefractive Keratectomy (PRK)? Page publiée le 14 janvier 2026. https://www.aao.org/eye-health/treatments/photorefractive-keratectomy-prk
- Bower KS, Sia RK, Ryan DS, et al. Chronic dry eye in photorefractive keratectomy and laser in situ keratomileusis: Manifestations, incidence, and predictive factors. Journal of Cataract and Refractive Surgery. 2015,41(12):2624-2634. DOI : 10.1016/j.jcrs.2015.06.037
- Rajan MS, Jaycock P, O’Brart D, et al. A long-term study of photorefractive keratectomy, 12-year follow-up. Ophthalmology. 2004,111(10):1813-1824. DOI : 10.1016/j.ophtha.2004.05.019
- O’Brart DP, Shalchi Z, McDonald RJ, et al. Twenty-year follow-up of a randomized prospective clinical trial of excimer laser photorefractive keratectomy. American Journal of Ophthalmology. 2014,158(4):651-663.e1. DOI : 10.1016/j.ajo.2014.06.013
- Vestergaard AH, Hjortdal JØ, Ivarsen A, et al. Long-term outcomes of photorefractive keratectomy for low to high myopia: 13 to 19 years of follow-up. Journal of Refractive Surgery. 2013,29(5):312-319. DOI : 10.3928/1081597X-20130415-02
- Charpentier S, Keilani C, Maréchal M, et al. Corneal haze post photorefractive keratectomy. Journal Français d’Ophtalmologie. 2021,44(9):1425-1438. DOI : 10.1016/j.jfo.2021.05.006
- Moshirfar M, Wang Q, Theis J, et al. Management of Corneal Haze After Photorefractive Keratectomy. Ophthalmology and Therapy. 2023,12(6):2841-2862. DOI : 10.1007/s40123-023-00782-1
- Majmudar PA, Schallhorn SC, Cason JB, et al. Mitomycin-C in corneal surface excimer laser ablation techniques: a report by the American Academy of Ophthalmology. Ophthalmology. 2015,122(6):1085-1095. DOI : 10.1016/j.ophtha.2015.01.019
- Alfawaz AM. Haze prevention following photorefractive keratectomy in brown eyes. Journal Français d’Ophtalmologie. 2021,44(6):835-841. DOI : 10.1016/j.jfo.2020.11.011
- Moraes RLB, Ghanem RC, Ghanem VC, Santhiago MR. Haze and Visual Acuity Loss After Sequential Photorefractive Keratectomy and Corneal Cross-linking for Keratoconus. Journal of Refractive Surgery. 2019,35(2):109-114. DOI : 10.3928/1081597X-20190114-01
- de Rojas V, Llovet F, Martínez M, et al. Infectious keratitis in 18,651 laser surface ablation procedures. Journal of Cataract and Refractive Surgery. 2011,37(10):1822-1831. DOI : 10.1016/j.jcrs.2011.04.037
- Randleman JB, White AJ Jr, Lynn MJ, et al. Incidence, outcomes, and risk factors for retreatment after wavefront-optimized ablations with PRK and LASIK. Journal of Refractive Surgery. 2009,25(3):273-276. DOI : 10.3928/1081597X-20090301-06
- Randleman JB, Woodward M, Lynn MJ, Stulting RD. Risk assessment for ectasia after corneal refractive surgery. Ophthalmology. 2008,115(1):37-50. DOI : 10.1016/j.ophtha.2007.03.073
- Giri P, Azar DT. Risk profiles of ectasia after keratorefractive surgery. Current Opinion in Ophthalmology. 2017,28(4):337-342. DOI : 10.1097/ICU.0000000000000383
- Reinstein DZ, Archer TJ, Randleman JB. Mathematical model to compare the relative tensile strength of the cornea after PRK, LASIK, and small incision lenticule extraction. Journal of Refractive Surgery. 2013,29(7):454-460. DOI : 10.3928/1081597X-20130617-03
- Faktorovich EG, Melwani K. Efficacy and safety of pain relief medications after photorefractive keratectomy: review of prospective randomized trials. Journal of Cataract and Refractive Surgery. 2014,40(10):1716-1730. DOI : 10.1016/j.jcrs.2014.08.001
- Lee JK, Stark WJ. Anesthetic keratopathy after photorefractive keratectomy. Journal of Cataract and Refractive Surgery. 2008,34(10):1803-1805. DOI : 10.1016/j.jcrs.2008.04.051
